Novembre 2025
Adhérer à la Marche mondiale des femmes, c’est dénoncer avec force la guerre et la militarisation au Soudan, comme partout dans le monde.
Depuis 2023, la guerre civile qui ravage le Soudan a forcé plus de 1,3 million de personnes à fuir vers le Tchad voisin, où elles survivent dans des camps de réfugiés déjà fragilisés par la pauvreté. Cette situation s’inscrit aujourd’hui parmi les pires crises humanitaires à l’échelle mondiale.
Dans les derniers jours, le conflit s’est intensifié, aggravant des besoins déjà criants. Pourtant, l’aide internationale, notamment celle en provenance des États-Unis, a été drastiquement réduite, laissant des millions de personnes sans soutien adéquat.
Les femmes et les filles sont particulièrement touchées par cette crise. Selon l’ONU, les demandes d’aide vitale pour les survivantes de viols et de violences sexuelles ont augmenté de 288 % entre 2023 et 2024. Plus de 12 millions de femmes et de filles sont aujourd’hui menacées. Les violences sexuelles sont utilisées comme de véritables armes de guerre, au même titre que les fusils ou les drones.
Malgré ces conditions extrêmes, les femmes s’organisent. Dans les camps de réfugiés, des femmes soudanaises mettent sur pied des espaces sûrs, offrant soutien, solidarité et accompagnement aux survivantes.
Adhérer à la Marche mondiale des femmes, c’est refuser la banalisation de ces violences. C’est reconnaître et soutenir la force des femmes qui s’unissent et résistent. C’est créer des ponts entre nos réalités, au-delà des frontières et des conflits, au nom d’une humanité commune.
C’est aussi exiger un accès accru à l’aide humanitaire, défendre l’accueil digne des personnes réfugiées et veiller au respect de leurs droits et de leur sécurité à chaque étape de leur parcours.
Solidarité avec nos sœurs, ici comme ailleurs.





